HISTORIQUE DE L'HARMONIE L'ESPERANCE

Cet historique a été réalisé à partir d'une brochure éditée par l'Harmonie l'Espérance en 1984.Harmonie lHespérance 1974 C

Nous remercions chaleureusement ses auteurs pour ce travail qui nous permet aujourd'hui de retracer plus de 150 ans d'histoire de Musique Communale à Courcelles-les-Lens.

Merci à Monsieur Pierre VAN TROYS (Vice-Président et Trésorier en 1984) qui a eu cette bonne idée de retracer un historique détaillé de l'Harmonie à travers une brochure bien fournie et en a rédigé l'éditorial.

Merci à Monsieur Roland ROBERT (Maire de Courcelles-les-Lens en 1984) qui a rédigé la première partie de la brochure.

Merci également à Monsieur Edouard MILLON (Secrétaire de l'harmonie en 1984) qui a rédigé la seconde partie.

L'Harmonie l'Espérance, vous connaissez ?

Certes, les Courcelloises et les Courcellois ne peuvent ignorer cette Phalange musicale qui, depuis plus d'un siècle, contre vents et marées, égaye les rues de leur commune.
Depuis plus de 100 ans, tambours et trompettes soulignent, à leur façon, les grandes manifestations de notre Cité, les événements importants qui construisent son histoire.


L'Harmonie l'Espérance et donc une vieille dame, la plus vieille de notre commune.
Mais, les nombreuses années ne l'ont point flétrie et la vieille dame garde une remarquable et surprenante jeunesse.
Alliant la pondération à l'enthousiasme, la maturité à la spontanéité, elle a les yeux fixés vers l'avenir.

C'est pourquoi, consciente de son rôle éducatif, soucieuse de ses responsabilités au sein de la vie associative de la Commune, elle organise des manifestations de qualité.

Il fallait cependant tourner un regard vers le passé et ne point oublier ce qui, par leur inlassable dévouement et l'amour de la Musique, ont édifié puis contribué à la prospérité de notre Société.

La réalisation de cet article, consacré à son passé, permet de leur prouver toute notre gratitude dans l'œuvre qu'ils ont accompli et que nous nous engageons à poursuivre.

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La Musique dans l'histoire locale

Il est difficile et même téméraire de retracer l'histoire de la Musique dans une Commune.
Seuls les documents et les enquêtes permettent de relever d'intéressants témoignages relatifs à l'origine, à l'activité et au développement des Sociétés Musicales. 

 

Nous avons voulu éviter certaines généralités concernant l'histoire de la Musique.
Les mieux informés, en matière de culture musicale, vous diraient qu’en 1789, la pratique des alphabets musicaux demeuraient encore un privilège de fait du Clergé, des quelques professionnels de la Musique, d'un certain nombre de nobles cultivés. 

 

Par contre, l'une de nos intentions essentielles a été d'insister sur le rôle important des Sociétés Musicales, qui se sont développées pendant la seconde moitié du XIXe Siècle.
Familiarisé à la pratique du solfège, le Musicien réalise dans l'exécution, une traduction cursive, avec cette aisance naturelle qui lui ouvre, dans la mesure où cette technique instrumentale le permet, de belles et vastes perspectives.

 

En retraçant à notre modeste niveau l'histoire de la Musique, l'intérêt pour l'histoire de notre Commune ne devant pas être négligé, l'autre but a été avant tout de mettre en relief les faits les plus saillants, les créations les plus originales de la fin du XIXe Siècle comme de notre XXe Siècle.


Reconnaissons, toutefois, que les informations sont peu abondantes, les relations écrites étant bien rares et les enquêtes rendues difficiles, les anciens déclinant avec l'âge, la tradition orale ayant d'ailleurs perdu sa valeur d'antan, les difficultés de recherche devenant de plus en plus sérieuses. 

 

Grâce au registre de délibérations, aux articles de presse soigneusement classés par George LIETARD, aux précisions fournies par d'anciens musiciens qui, à l'exemple de Monsieur Henri DUMARQUEZ, connurent la Fanfare Municipale comme l'Harmonie l'Espérance, nous avons pu reconstituer d'une façon succincte plus de 150 années de vie musicale à Courcelles-les-Lens, de 1861 à nos jours. 

 

Nous souhaitons, à présent, que cette histoire sommaire de la Musique dans notre Commune retienne l'attention du plus grand nombre de nos concitoyens.

1CMonsieur Eugène ROLLEZ (Ancien Sous-Chef de la Fanfare Municipale)

 

2C

Décédé le 6 juin 1928, l'enterrement, un dimanche, de Monsieur Victor LEPRETRE Maire de Courcelles-les-Lens, à l'époque

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A la recherche du temps passé

Nous n'avons aucune idée précise sur la constitution de la première société Courcelloise. Nous pouvons simplement affirmer qu'en 1861, une Société Musicale de veille devait exister dans notre Commune.
Les instructions d'Abel LEBRETON, concernant l'inauguration de la fosse 7 le rappellent:
"On invitera la musique de Courcelles à se trouver sur les lieux avec les mineurs et les porions de la Morinie qui sont aussi des Musiciens".

3C

Comme beaucoup de Sociétés Musicales ont été créées vers 1870 dans notre région, il semble tout à fait juste de dire que le développement de l'art musical a connu son plein essor de 1870 à 1900. On remarquera que cette période faste correspond au développement de l'industrie minière dans notre région, les milieux populaires et, plus particulièrement, les travailleurs de la mine accordant un intérêt particulier à cette première formation musicale au niveau des fanfares locales. Les municipalités étaient très sensibles à cette évolution favorable à l'animation, les grandes fêtes communales étant essentiellement marquées par la présence de deux sociétés : la Fanfare Municipale et le Corps des sapeurs-pompiers.


Il est remarquable, toutefois, de constater que cette seconde Société à une création postérieure à celle de la Fanfare, puisqu'elle n'apparaîtra qu'en 1876 composée de 25 hommes avec son lieutenant, son sergent, ses deux caporaux, son tambour et son clairon, elle devait également connaître une certaine célébrité ne serait-ce qu'au niveau des concours de tir, organisés surtout le 14 juillet ou lors des grandes manifestations de notre Commune, à la fin du XIXe siècle.
Si peu d'entre elles sont relatées à l'exception de celles relevées dans les célébrations municipales, les indications fournies par ces derniers documents sont déjà très révélatives de l'influence notoire exercée par la Fanfare en milieu populaire.

Depuis la révolution, les 14 juillet n'étaient plus guère fêtés, les réjouissances des années de cette époque mouvementée ayant totalement disparu. Recommandée par le Préfet, cette fête redevint célèbre.Une délibération Municipale du 29 juin 1881, en précise son programme tout en souhaitant qu'elle soit fêtée avec "tout l'éclat possible":

 

1 - Revue de la Société des sapeurs-pompiers,

2 - Tir sur cible chinoise, avec prix offerts par les pompiers et la Société de Musique,

3 - Distribution des Prix,

4 - Concerts sur la Place Publique par la Société de Musique,

5 - Décoration et illumination de la Place, par la Société de Musique,

6 - Marche aux flambeaux dans les rues, avec la Musique et les Pompiers.


La délibération ajoutait:
« L'exécution de ses programmes donnerait un véritable air de fête. Il pourrait être rempli par les seuls éléments dont dispose la localité et n'occasionnerait pas de dépenses au-dessus des ressources ».

Le programme de l'année 1882 fut légèrement amélioré par une meilleure variété des tirs, l'arbalète ayant conquis les masses populaires, le jeu de billons sur la place constituant une nouvelle attraction de choix.


Le 5 mai 1889, centenaire de la Révolution Française (avec le rappel de la réunion des États Généraux) semble avoir connu un succès plus limité bien que célébré dans toute la France.
"Une petite fête musicale avec salve d'artillerie fut organisée à l'occasion de ce centenaire".

 

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De 1900 à 1914

Peu de fêtes remarquables sont à signaler.
L'édification de bâtiments publics étant rares, les inaugurations revêtent un caractère exceptionnel.


Une fête mérite toutefois d'être signalée, car elle rappelle de façon assez curieuse cette place prépondérante accordée à la Fanfare Locale dans les manifestations à caractère solennel.


Le 14 mai 1905 eut lieu une double inauguration : celle de l'Ecole Publique du centre, sans doute, mais aussi, du Monument érigé à la mémoire de DELEGORGUE.
De nombreuses personnalités y participèrent:


Monsieur DUREAULT, (Préfet du Pas-de-Calais),

Monsieur GENEBRIER, (Sous-Préfet de Béthune),

Monsieur BOUDENOST, (Sénateur),

Monsieur BASLY, (Député),

Monsieur TILLOY, (Conseiller Général),

Monsieur PEUGNIEZ, (Conseiller d'Arrondissement est Maire de Courcelles-les-Lens),

Sans oublier, le concours de la Société des "ROSATI".

On ne peut être que surpris à la lecture du programme d'une telle cérémonie, programme particulièrement dense, effort considérable pour une Commune assez modeste:


À 12h30: - Réception des Sociétés à l'Ecole des garçons ou les vins d'Honneur leur seront offerts,

À 13h00: - Présentation à la Mairie du Conseil Municipal et des Enseignants à Monsieur le Préfet,

À 13h30: - Réunion des Sociétés sur la Grand-Place,

À 14h30: - Remise du Monument DELEGORGUE à la Commune par la Délégation des "ROSATI",

À 15h00: - Banquet. Pendant le banquet, Concert de l'Harmonie du Commerce et de l'Industrie d'Hénin-Liétard,

À 16h00:

- Sur le kiosque de la Grand-Place: Concert par les Sociétés Musicales,        

- Tir à la cible: Rue des Moulins pour les compagnies de Sapeurs-Pompiers,

À 19h00:

- Sur le kiosque: Tirage au sort des primes attribuées aux Sociétés Musicales,        

- Remise des Prix aux Sociétés de Sapeurs-Pompiers,

À 20h00: - Sur la Grand-Place: Feu d'Artifice.

On peut remarquer que chaque fête de caractère exceptionnel donnait lieu à un programme de qualité en rapport avec les réjouissances de l'époque, le traditionnel podium étant édifié sur la place publique.

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La Musique en 1910

Monsieur Henri DUMARQUEZ, Ancien Secrétaire et sous-chef de l'Harmonie l'Espérance, connaissait bien cette période, sa famille comptant de nombreux musiciens.

Comme la Fanfare Municipale lui permis de participer à la vie musicale active de cette époque, il connaissait particulièrement les structures de cette Société très vivante et très populaire. Nous apprécions cette fidélité du souvenir autant que les précisions données.

Voici la composition de la Fanfare Municipale avant la première guerre mondiale :

 

Président d'Honneur : Monsieur Auguste PEUGNIEZ

Président : Monsieur Paul FACOMPRE

Vice-président : Monsieur Jules PINTE

Chef : Monsieur Ferdinand WATTELIER
Sous-chef : Monsieur René LEPLAT

Secrétaire : Monsieur Jean-Baptiste WATTELIER, Trombone
Trésorier : Monsieur Henri DUMARQUEZ (Père), Basse

 

Membres de la Commission:


Monsieur Florent DUMARQUEZ, Piston
Monsieur Eugène ROLLEZ (Père), Piston
Monsieur René GILLERON, Trombone
Monsieur Charles CARBONNIER, Bugle
Monsieur Michel DARRAS, Piston
Monsieur Charles VENDEROTTE, Basse
Monsieur Albert DUBOIS, Bugle

Autres Musiciens:

Monsieur Jules LEFEBVRE, Basse
Monsieur Auguste LUCAS, Alto
Monsieur Germain BONNEL, Basse
Monsieur Joseph BRICE, Baryton
Monsieur Louis WACCIN, Alto
Monsieur Valentin DUMARQUEZ, Tambour
Monsieur Théodule LEGROUX, Bugle
Monsieur Victor LEMOINE, Basse
Monsieur Alfred BACHELET, Grosse-Caisse
Monsieur Jean-Baptiste DELOFFRE, Bugle
Monsieur Fernand PANTIGNY, Alto
Monsieur Adolphe BERTRAND, Bugle
Monsieur Auguste BAUDEL, Bugle
Monsieur Jules GUMEZ, Bugle
Monsieur Adolphe JORION, Saxo-soprano
Monsieur Fernand LETERME, Bugle
Monsieur Alexandre FAVIER, Bugle
Monsieur Donat DEMARQUETTE, Alto
Monsieur Octave FRANCOIS, Basse
Monsieur Henri DUMARQUEZ(Fils), Saxo-alto
Monsieur Louis FAVIER, Trompette
Monsieur Louis CASTHELAIN, Alto

Monsieur Pierre ROLLEZ, Alto

En 1911, Monsieur Ferdinand WATTELIER, décédé, fut remplacé par Monsieur Émile DUFRESNE à la tête de la Fanfare Municipale.

Cette belle Société locale était très sollicitée. Dans notre Commune, elle participait aux nombreuses fêtes de divers quartiers populaires, miniers sans doute (vieux corons, notamment) mais aussi, Gare d'eau, ainsi qu'à des concerts dans la rue Casimir Beugnet actuelle, autrefois appelée rue du Pré.

Monsieur Henri DUMARQUEZ se souvenait également du Festival de Malo-les-Bains, ou la Commune de Courcelles-les-Lens était représentée par sa Fanfare comme celle d'ailleurs de Noyelles-Godault et de Dourges.

Monsieur Émile DUFRESNE assurait, à cette époque, la Direction des trois Fanfares ce qui donner lieu à un défilé spectaculaire de ces dernières jouant sur le même "Pas redoubler".


Le festival proprement dit permettait à ces dernières, dans un climat très amical suscitant une émulation bienvenue, de rivaliser avec les meilleures Sociétés Musicales.


La présentation des répertoires différents n'était pas chose aisée pour le Chef de Musique, qui devait assurer cette triple préparation et aussi contrôler l'exécution au niveau de chaque intervention.

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L'après Guerre

La guerre de 1914-1918 achevée, les activités reprirent lentement car il fallait assurer une réorganisation difficile, les lourdes pertes en vies humaines ayant affecté une génération douloureusement touchée par les meurtriers combats de ce conflit mondial. 

 

Mais la vie n'attend pas et il fallut retourner au travail générateur de richesse nouvelle, la Mine connaissant un regain d’activité. La fanfare, dès 1919, se reconstitua grâce à Monsieur Joseph LANOY, homme dynamique et dévoué, qui devait la diriger jusqu'en 1940. 

 

De 1919 à 1932, la Fanfare devait fonctionner sans oppositions internes. Fêtes, Défilés et même Festival faisant partie d'un programme assez chargé. 

 

Parmi les festivités relatées dans les diverses délibérations municipales plusieurs d'entre elles attestent déjà l'importance accrue que prend la musique dans la vie comme dans l'animation locale. 

 

Les « Anciens » ne manquent pas de rappeler cette fête de la renaissance qui suivit la fin de la guerre et qui connut dans nos communes un certain succès.Peu de détails, nous ont été fournis à ce sujet et seuls quelques photographies en rappel l'existence. 

 

Bien vite, apparurent les premiers défilés du 11 Novembre, fête du Souvenir, sans doute, mais, qui fut aussi complétée par des réjouissances populaires où les jeux traditionnels comme les distractions les mieux prisées étaient exploitées avec un égal souci de répondre aux motivations des masses laborieuses. 

 

En 1921, on se contente du défilé, la délibération municipale du 22 octobre 1921, relatant le contenu sommaire de cette fête locale: 

 

« Le Conseil Municipal décide d'organiser pour le 11 novembre, une réunion des Sociétés Locales avec un petit défilé et des allocutions en face du Monument des enfants de Courcelles-les-Lens tombés au cours de la Grande Guerre ».

 

Le 22 octobre 1922, on reparle pour la première fois de la fête du quartier de la Fosse 7, plusieurs attractions étaient prévues avec des primes spéciales :« Carrousel » (40 Fr), « Jeu de Ciseaux » (40 Fr), « Courses à Bottines » (40 Fr). « Jeux de café » (40 Fr).La musique y ayant, naturellement, une place privilégiée avec son concert instrumental, une somme de 50 Fr lui étant attribuée pour cette participation.  

 

Le 1er mai connut, à son tour, un éclat particulier. Des amusements étant offerts aux jeunes comme aux adultes en dehors de la cérémonie traditionnelle s’achevant par la distribution de gâteaux aux enfants des écoles, courses vélocipédiques et pédestres, « Jeu de Ciseaux » et autres étant également organisés.  

 

La Musique, quant à elle, était largement sollicitée, occupant la place de nos orchestres modernes à une époque où commençaient à émerger de nouveaux intérêts pour l'animation de nos quartiers. C'est ainsi qu'une somme de 150 Fr était attribuée à la Fanfare Municipale, pour le concert qu'elle devait présenter, ainsi que pour l'animation du bal gratuit. 

 

Au fil des années, d'autres habitudes s'affirmèrent. Le Programme de 1929, pour le 11 novembre, ne prévoyait-il pas de rassemblement des sociétés au niveau des différents estaminets: FENZY, DARRAS, RICHARD, la distribution de gâteaux, vers 10 heures, précédant le défilé proprement dit ? 

 

Le 29 mai 1924, un Festival intercommunal eut lieu, avec exhibitions de gymnastique. À chaque manifestation, un kiosque était prévu.

 

Un second Festival eut lieu le 17 août 1930, avec la participation des Fanfares de Courcelles-les-Lens, Flers-en-Escrebieux et Lauwin-Planque, des primes étant accordées aux Musiciens: 100 Fr pour les Sociétés Musicales invitées, 20 Fr aux Sociétés Locales. 

 

La Gare d’eau devint également un lieu privilégié pour l'organisation de belles fêtes locales. Le 1er mai 1930, complétant le défilé traditionnel, une fête locale y connut un certain succès. Après ces timides essais, d'autres initiatives furent prises et deux fêtes importantes peuvent être mentionnées les 15 et 16 juillet 1934 où la Fanfare bénéficie d'une prime de 75 Fr pour sa participation et le 16 juillet 1939, où les deux Sociétés Courcelloises d’Accordéonistes furent également invitées. 

 

Rappelons que l'U.S.C., Société fondée en 1933 n'était pas, au départ, une société de gymnastique, qui possédait sa Clique de Trompettes. 

 

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Cette Société était même sollicitée le 1er Mai pour sonner, à 7 heures, le « réveil », le jour du 1er Mai, recevant pour cette mission une prime municipale de 60 Fr. 

 

Le 1er décembre 1935, la création d'un Marché dominical donna lieu à une nouvelle Fête, ou la Fanfare prêta son concours. 

 

Entre-temps, deux sociétés d'Accordéonistes s’étaient créées: 

 

La Symphonie des Accordéonistes Courcellois,

fondée en 1930,

dont le Président était: Monsieur H. COUTEAU

5C

 

et la Symphonie Ouvrière des Accordéonistes de Courcelles-les-Lens,

classée en première Division, première Section,

et qui obtint le premier prix d'honneur au concours d'AVION en 1938.

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Ces Sociétés, qui étaient dirigées par Monsieur Roger MARCEAU, participaient aux diverses festivités locales, ainsi qu'à diverses concours internationaux et, notamment, celui de HUY (en Belgique) en 1939.

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La scission de 1932

Des oppositions devaient naître à l'intérieur même de la Fanfare Municipale. Il semble qu'elles aient eu pour origine certaines interdictions prévues par l’arrêté de 1920 strictement appliqué à l'échelon local, arrêté qui ne permettait pas les manifestations du culte extérieures à l'église, notamment les processions. 

 

Nous avons, en effet, retrouver l'Arrêté incriminé, celui du 13 juin 1920, qui stipulait: 

 

"Considérant que les manifestations religieuses sont susceptibles d'organiser des troubles et qu'il est du devoir de l'autorité municipale de les prévenir: 

 

Arrêtons: 

 

Article premier: Les cortèges, processions et, généralement, les manifestations religieuses de toutes sortes sont interdites sur le territoire de notre Commune. 

 

Article deux: Exception est faite seulement pour les cortèges funéraires conformément aux usages locaux. 

 

Article trois: Les contraventions au présent arrêté seront constatées et poursuivies conformément aux lois. "

 

Les protestations furent nombreuses. Elles s’affirmèrent de façon plus véhémente en 1932, l’Association des Pèlerins de Lourdes et l’Union Paroissiale protestant:

 

 « …avec la dernière énergie, contre l'arrêté du 13 juin 1920 sorti pour les besoins de la cause…

 

Ils ne comprennent pas, qu’en tant que Citoyens de la Commune, ils ne puissent, comme tant d'autres, avoir l'accès des rues auxquelles ils contribuent à l'entretien par leurs impôts… 

 

Ils ne peuvent admettre que la liberté ne soit pas égale pour tous et que le premier Magistrat de la Commune ne soit pas, disent-ils, le Maire de tout le monde, sans distinction de croyances, ni d'opinions… ». 

 

Cette situation fut d'ailleurs revue à la demande de L’Abbé FASQUELLE conformément à la loi du 9 décembre 1905 (Article premier), qui reconnaissait le libre exercice des cultes et autorisait les processions. 

 

En 1932, la FANFARE MUNICIPALE se scinda en deux Sociétés Musicales

- La fanfare Municipale

7C

- et l'Harmonie Libre "L'ESPERANCE"

8C

La Fanfare Municipale continua à être dirigée par Monsieur Joseph LANOY, jusqu'en 1940 et conserva son siège au « Café ROUSSEAU » Place Jean-Jaurès. 

 

Quant à l’Harmonie l'Espérance, elle connut des débuts difficiles en tant que « Fanfare libre ». 

 

Placée sous la direction de Monsieur Félix CARPENTIER, premier Prix du Conservatoire avec Monsieur VENDEROTTE, DUMARQUEZ et autres musiciens, elle ne comptait guère, à ses débuts, que 13 musiciens, son siège étant « Le Café SIMOEN THUILLIEZ » qui devint « Le NOVELTY » par la suite.

 

Si le départ fut très laborieux, de lien difficile, les Musiciens se réunissant dans la cuisine du Café pour assurer leurs répétitions, une Salle annexe fut bien vite nécessaire, l'accroissement rapide du nombre d'exécutants obligeant les responsables à prévoir des installations matérielles convenables. Financée grâce à l'aide de Madame PEUGNIEZ et de généreux donateurs, bénéficiant de l'aide de bénévoles, la « nouvelle phalange musicale » bénéficia d'une bonne structure d'accueil. Elle devint, bien vite, très importante, comportant, dès 1939 64 instrumentistes.Avec ses 253 membres honoraires, elle devint la Société Locale la plus puissante, ayant sa bannière et pour Président et Vice-Président : Messieurs LEROY et Ferdinand PINTE

 

Sa popularité augmente sans cesse, grâce aux nombreux concerts donnés, dont ceux de la Gare d’Eau.

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L'unité retrouvée

Après la Guerre 1939-1945, le point de vue unitaire l'emporte sur toute opposition stérile. La Guerre avec son cortège de misères et de douleurs avait profondément marqué nos Communes, qui restaient très touchées, ayant subi, pendant plus de quatre années, la rigueur de l'Occupation Allemande.

 

La fusion des deux Fanfares fut décidée, la forte diminution des effectifs de part et d'autre, conséquence inévitable de la Guerre obligeant chacun à choisir la voie la plus efficace, celle de l'union souhaitée par le plus grand nombre. 

 

Ainsi se constitua une Harmonie libre de toute ingérence, travaillant dans l'esprit même de la Loi de 1901, relative aux associations, c'est-à-dire dans une stricte neutralité et avec l'esprit de servir « L’ART MUSICAL ». 

 

Placée sous la direction de Monsieur ALLART, puis de Monsieur Abel CACHART, elle obtint de nombreux succès lors de ses déplacements. 

 

Classée en deuxième Division, deuxième Section, le 31 juillet 1949, lors d'un Festival placé sous les auspices de la Municipalité, par un jury composé de: 

 

- Monsieur HOUZIEAUX, Président des Musiques du Nord/Pas-de-Calais.

- Monsieur GIGOT, Directeur de l'Harmonie des Mines de DOURGES,

- Monsieur BESSON, Sous-Chef de cette Phalange. 

 

Cette Harmonie comprenait 45 Musiciens, dont 15 de moins de 20 ans

 

Cette Société était déjà bien structuré avec comme: 

 

Président d’Honneur:

Monsieur Martial LEFEBVRE, Maire de Courcelles-les-Lens

Président:

Monsieur Maurice LEROY, (son successeur étant: Paul HOFFMANN, brasseur en 1954

Vice-Présidents: Monsieur Ferdinand PINTE et Monsieur François DERNONCOURT

Secrétaire: Monsieur Edouard MILLON

Trésorier: Monsieur Modeste DHUMERELLE

Chef: Monsieur Abel CACHART

Sous-chefs: Monsieur Alfred ROLLEZ et Monsieur Henri TOURNAY

Membres de la commission: Messieurs Léandre BOURLET, François LONGUEPEE, Edmond BELOT, Pierre SILVERT, Jean-Baptiste DELOFFRE.

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De gauche à droite:

Alfred ROLLEZ

Martial LEFEBVRE

François LONGUEPEE

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La personnalité de son nouveau Chef : Monsieur Abel CACHART

La personnalité d'Abel CACHART fut révélée par la presse, suite à la promotion d'Officier dans l'Ordre des Palmes Académiques, qui lui fut accordée en 1956, une réception en Mairie étant faite en son honneur. 

 

Né le 4 septembre 1910 à HENIN-LIETARD, Abel CACHART reçut les premières notions de Solfège de Monsieur MOREL, alors Directeur de l'Harmonie des Mines de DOURGES et ce, dès l'âge de 14 ans. 

 

Admis au Conservatoire en juin 1928, le Prix de hautbois lui fut décerné à l'unanimité, après trois années de brillantes études musicales. 

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Très dévoué à l’art musical, il prêta un concours très apprécié aux Sociétés donnant des concerts populaires (celles de Lille notamment), à l’Harmonie de l'Industrie et du Commerce d’HENIN-LIETARD, qu'il dirige dès 1948, étant également engagé comme Professeur à l'Ecole de Musique d’HENIN-LIETARD et de l'Harmonie des Mines de Dourges. 

 

Militaire au 94ème R.I., Régiment cantonné à Bar-le-Duc, il sera choisi comme Chef de pupitre et Soliste par le Chef de la Musique de ce Régiment. 

 

Fait prisonnier en 1940, il fera partager à ses infortunés camarades de captivité, au STALAG VIV, le plaisir de l’art musical, tant il est vrai que cette dernière était l'une des rares réjouissances d'un captif.

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Les succès musicaux d'un jeune Courcellois: Serge ROLLEZ

le 14 mars 1932, Serge ROLLEZ appartenait à une famille ayant toujours marqué un intérêt particulier pour l’art musical suivant l'exemple de son père: Monsieur Alfred ROLLEZ, Sous-Chef de l'Harmonie l'Espérance, ainsi que celle de Noyelles-Godault, Membre de l'excellente Harmonie des Mines de Dourges. 

 

Présenter au conservatoire de Douai en 1949, à l'âge de 17 ans, il obtint le deuxième prix, s’adjugeant un premier prix de Trompette et Corner à pistons, en 1950. La même année, il s’impose au Conservatoire de Roubaix enlevant les trois premiers prix. 

 

Reçu brillamment au Conservatoire de Paris, tant pour la classe de Cornet que pour celle de Trompette, étant classé premier candidat, il s’engagea pour trois ans dans la Musique Militaire du troisième Régiment d'Infanterie Coloniale en garnison à Clignancourt.

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Courcelles-les-Lens en Fête

La musique, c'est la vie, l’animation de la ville. Dès lors, il nous paraît bienvenu de rappeler quelques belles fêtes locales. 

 

Les plus marquantes ont été les Carnavals de 1957 et de 1958. Celui de 1957 eut lieu le dimanche 10 août et fut une véritable Fête franco-belge. Cette journée fut précédée par une soirée dansante le samedi 9 août, Salle « Monico », les Gilles de BINCHE ayant été reçus par la Municipalité, Salle « TOURNAY ». 

 

Mais, le « Clou » de la Fête fut incontestablement le défilé du dimanche, précédé par deux fillettes, l'une représentant Marianne, l'autre la Belgique, l’Harmonie l’Espérance conduisant le joyeux cortège ou abondaient de nombreux vélos fleuris. Venaient ensuite les chars très différent et originaux, œuvres d’entreprise ou de sociétés locales faisant preuve d’initiative, rivalisant dans l’art de la présentation comme dans le choix des costumes: 

 

- Char de la Brasserie HOFFMANN ou « Char de l’abondance », Char des familles nombreuses, Char des Anciens Prisonniers de Guerre « Derrière les barbelés », char représentant « la Mine et les Mineurs », suivi de la Société « les Bigophones d’HENIN-LIETARD », Char « Lespagnol » précédent les deux autres Chars présentés par les Sociétés Polonaises locales, danses et chants folkloriques étant au rendez-vous, le premier de ces deux Chars étant celui de la ville de Cracovie et le second, celui des Montagnards. Le cortège s’achevait par les Gilles de BINCHE, précédés de la « Voiture JAPONAISE ». 

 

Le succès de ce premier carnaval incita le Comité des Fêtes à prévoir, le dimanche 27 juillet 1958, un Second Carnaval aussi animé que le premier avec les Gilles de MONT-SAINT-ALDEGONDE, les Grosses Têtes, les Écossais d’OSTENDE, les « Bigophone des cœurs joyeux », tout le folklore de notre région avec Noyelles-sous-Lens, mais aussi, le Folklore Polonais avec les Sociétés locales. 

 

Remarquons la participation toujours apprécié de l'Harmonie L’Espérance tant au Défilé qu’au niveau du concert sur le podium lors des deux Festivals précités. 

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Sans oublier, des défilés historiques du 14 juillet, des fêtes de réjouissances populaires et des inaugurations diverses qui permettent à une musique locale de se distinguer tant par la présentation que par la qualité de l'exécution musicale.

 

Chaque année, le concert annuel du printemps attire de nombreux spectateurs, qui ne se contentent pas de bénéficier des avantages que leur procure l'existence d'une belle Société Musicale Courcelloise, mais, ont aussi le souci d'encourager cette phalange, meilleur témoignage de reconnaissance, manifestation amicale d’un intérêt particulier à cette belle Société à son directeur, à ses exécutants, à ses bénévoles, qui avec efficacité et dévouement contribuent à son maintien ainsi qu'à son épanouissement.

 

 

 

 

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L'Harmonie Communale l'Espérance

C'est d'abord « une grande famille », composée de personnes animés d'un même idéal, d'une même passion : faire ensemble de la musique.Et cette passion les porte non seulement à se réunir souvent, afin d'exécuter ensemble les Œuvres prestigieuses composées par d’éminents musiciens, mais, à créer, entre eux, des liens d'amitié et de fraternité, qui sont particuliers à une Société comme l’Harmonie l’Espérance. 

 

Raconter l’Histoire de notre Harmonie, depuis sa formation jusqu'à nos jours, ne sera qu'une suite d'événements, où l'on s'apercevra très vite qu’aux diverses manifestations musicales, auxquelles notre Société a participé, s'est trouvée assez intimement liée cette notion de famille, dont notre Harmonie s'est imprégnée.  

 

Créée en 1944, juste après la dernière Guerre, par l’union des deux Sociétés Musicales existantes, avant les hostilités, c'est-à-dire, d'une part, la FANFARE MUNICIPALE et, d'autre part, l'Harmonie libre l'Espérance, cette nouvelle formation qui s'appela désormais l'Harmonie Communale l'Espérance démarra d'abord sous la Direction de Monsieur ALLART d’Hénin-Beaumont. Elle avait pour Président, Monsieur Maurice LEROY, et pour Vice-Président, Monsieur Ferdinand PINTE, et l'on constate, tout de suite, à la lecture des comptes rendus de réunions de commission de cette époque, qu'elle était déjà bien organisée, qu’au vu des Statuts déposés, on cherchait particulièrement à les faire respecter: perception de cotisations, mises à l'amende, suivant un barème bien établi, pour retards ou absences, tant aux répétitions qu’aux sorties. Petite discipline qui, à ce moment-là, était normalement acceptée par les Musiciens. 

 

Il existait, également, dès le début, à côté des Musiciens, une formation de Tambours et Clairons qu'on appelait « La Clique » et qui servait, particulièrement, à donner plus d'éclat aux Pas Redoublés que l'Harmonie exécutait durant ses nombreux défilés. Ils étaient une bonne douzaine de clairons dirigés sans doute par Monsieur Henri CRESPEL, car on le retrouve comme professeur de la Clique à l'Ecole de Musique. Dommage, ils ne tinrent pas longtemps, car si les tambours sont restés, dès 1949, on ne trouve plus trace de clairon dans les registres de l'harmonie. 

 

On relève aussi que, dès 1948, s'était constitué, pour aider et subvenir aux besoins de l'Harmonie, un groupement de personnes se dénommant «les Amis de la Musique», particulièrement animé par Monsieur François DERNONCOURT, qui devait devenir, par la suite, Président actif de l'Harmonie, car une Société de Musique qui doit, pour fonctionner dans de bonnes conditions, posséder un équipement assez conséquent d’instruments divers, assurer leur entretien, fournir les partitions, etc., a besoin d'être aidé financièrement et c'est dans ce but que s'était créée cet association de généreuses bonnes volontés. Par les soirées qu’elle organisait, des bals en particulier, elle apportait à notre Harmonie, un soutien qui a largement profité à son développement.

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Il y avait, également, pour soutenir financièrement notre Société, une famille particulière, que nous appelions «les Membres Honoraires». 

 

Par leur cotisation annuelle, ils apportaient aussi une aide très précieuse à notre phalange musicale. Mais cela comportait, pour les Musiciens, une certaine obligation, car beaucoup de ses Membres Honoraires, qui payaient si généreusement leur cotisation, le faisait souvent dans la perspective d'avoir des funérailles en musique, ce qui ne tarda pas à poser des problèmes aux Musiciens, lorsqu'un de ceux-ci devait être enterré en pleine semaine, ce qui était presque toujours le cas et qu'il devint de plus en plus difficile de réunir suffisamment d'exécutants à cet effet. 

 

C'est pourquoi déjà, dès 1954–1955, il fallut bien admettre que souvent l'Harmonie ne put se manifester à certains enterrements, que la présence d'une délégation, ce qui pourtant ne découragea pas nos braves membres honoraires, puisque ce n'est guère que depuis 1975 ou 1976, qu'ils n'ont plus été sollicités de la même façon. 

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En effet, au début de chaque année, l'Harmonie a organisé à leur intention, une grande soirée dansante qui a permis à ces généreux bienfaiteurs de soutenir leur « musique », tout en passant quelques heures bien agréables. 

 

Pour donner encore une meilleure idée de ce qu’était notre Harmonie, voici maintenant quelques tableaux. Successions des Présidents et Vice-Présidents, des Chefs et Sous-Chefs, etc., qui vont certainement mieux illustrer la continuité de notre Société.

 

Jusque 1984, 5 Présidents se sont succédé: 

 

Présidents Vice-Présidents
M. Maurice LEROY 1944-1954 M. Ferdinand PINTE 1944-1973
M. Fr. DERNONCOURT 1950-1958
M. Paul HOFFMANN 1954-1958
M. Fr. DERNONCOURT 1958-1964 M. Louis ODUIN 1958-1964
M. Louis ODUIN 1964-1967 M. Robert DELZENNE 1964-1967
M. Robert DELZENNE 1967- M. Basile CZORNYJ 1968-
M. Pierre VAN troys 1973-

 

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Secrétariat Trésorerie
M. Henri DUMARQUEZ 1944-1947 M. Modeste DHUMERELLE 1944-1957
M. François LONGUEPEE 1957-1974
M. Edouard MILLON 1947- M. Pierre VAN troys 1974-

 

 

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Succession des Chefs et Sous-Chefs de l’Harmonie 18C

Chefs ou Directeurs Sous-Chefs
M. ALLART 1944-1945 M. Henri DUMARQUEZ 1944-1954
M. Alfred ROLLEZ 1944-1963
M. Abel CACHART 1945-1965 M. Henri TOURNAY 1954-1961
M. Bernard LEPCZYNSKI 1961-1965
M. Bernard LEPCZYNSKI 1965-1968 M. Michel LEFEBVRE 1964-1969
M. Michel LEFEBVRE 1969- M. Serge BELOT 1968-1975
M. Pierre SILVERT 1975-
M. M. Bernard LEPCZYNSKI 1975-

 

19CMonsieur Pierre SILVERT (à gauche)

Monsieur Paul COUSIN (à droite)

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L'Ecole de Musique

Un chapitre qui ne peut être négligé, car il a contribué essentiellement au développement de l’Harmonie, on pourrait même dire qu'elle ne peut s'en passer, c’est son Ecole de Musique. Depuis sa création, en 1944, l'Harmonie s'est toujours attachée à enseigner la Musique, à en répandre le goût, particulièrement chez les Jeunes que l’Art Musical attire.

 

Elle n'y a pas ménagé sa peine. Car les différents professeurs qui s'y sont succédés ont réussi par leur compétence, leur patience (et il en faut) et beaucoup de persévérance à former de nombreux bons et valeureux Musiciens qui ont permis à notre Société, non seulement, à largement maintenir un bon effectif, mais également à assurer et à développer sa culture musicale et instrumentale. 

 

Voici d'ailleurs la liste de tous les professeurs qui ont contribué à assurer son succès: 

 

En 1948, c'était :

Henri TOURNAY, (Solfège et Instrument),

Charlemagne LEROY (pour les tambours),

Henri CREPEL, (pour la Clique).

 

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En 1950, Nestor FLAGEOLET seconde Henri TOURNAY

En 1957, René SILVERT remplace Nestor FLAGEOLET

En 1959, Edouard MILLION remplace Henri TOURNAY

En 1961, Bernard LEPCZYNSKI devient Sous-Chef et Professeur

En 1964, Michel LEFEBVRE remplace René SILVERT

En 1968, Serge BELOT remplace Bernard LEPCZYNSKI parti à l’extérieur

En 1969, Ils étaient quatre :Michel LEFEBVRE, Edouard MILLON, Serge BELOT et Claude DROULEZ24C

En 1973, Bernard LEPCZYNSKI (de retour) remplace Claude DROULEZ

Il y a en plus Daniel NOWAK et, pour les tambours, Clovis DELZENNE

En 1975, Pierre SYNAVE remplace Serge BELOT qui est décédé

En 1977, Paul COUSIN remplace Daniel NOWAK

En 1979, Alain DEHAIES remplace Pierre SYNAVE, également disparu

Et en 1984, l’Ecole de Musique est composée de: Michel LEFEBVRE, Directeur et Professeur (Solfège et instrument)

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Paul COUSIN, Professeur (Solfège et instrument)

Edouard MILLON, Professeur (Solfège et instrument)

Bernard LEPCZYNSKI, Professeur de Saxophone

Alain DEHAIES, Professeur de Solfège et Tambours 

Parmi les succès remportés, rappelons qu’en 1956, Bernard LEPCZYNSKI obtenait un 1er Prix au Conservatoire de DOUAI, tandis que Serge ROLLEZ décrochait un 2ème Prix au Conservatoire de PARIS.

Tous deux étant des anciens élèves de notre Ecole de Musique. Une réception leur fut offerte le jour du 14 juillet de cette même année, au Café Henri TOURNAY.

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L'activité de l'Harmonie

Tout ceci nous amène à parler de l'intense activité qui n'a jamais cessé de régner au sein de notre Harmonie.

D'abord, les répétitions : chaque semaine, en effet, les Musiciens se réunissent pour faire ensemble de la Musique, étudier de nouveaux morceaux et préparer les différents concerts qu'ils sont souvent appeler à exécuter.  

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Chaque année au Printemps, un concert de Gala, toujours agrémenté de la participation de groupe artistique de valeur, est offert à la population Courcelloise. 

 

Citons pour mémoire, le Cercle Chorale de Lille, le quatuor de saxos issu de la Musique de l'Air, le Groupe Théâtral Carvinois qui, durant huit années, est venu divertir avec ses désopilantes pièces de théâtre, etc. Mais, notre Société ne se limite pas à assurer ce divertissement musical annuel, elle participe également aux cérémonies officielles, prête son concours aux diverses fêtes locales, qui la sollicitent et, de plus, répond bien souvent aux invitations qu'elle reçoit de communes extérieures, d'aller se manifester dans les festivals régionaux ou autre, comme à LOISON, RAIMBEAUCOURT, LIBERCOURT ou encore SAINT-JUSTE-EN-CHAUSSEE dans l’OISE.

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L’Harmonie s’est déplacée aussi souvent pour offrir à ses Membres presque chaque été, un voyage agréable. Durant de nombreuses années, c'était surtout la mer, qui en était le but. MALO-LES-BAINS, BERCK-PLAGE, LE TREPORT, LE TOUQUET, LE PORTEL, Etc. nous ont souvent vu défiler sur leur plage. 

 

Des visites de PARIS, VERSAILLES, REIMS furent également organisées sans oublier les magnifiques Vallées de la MEUSE ou de la SEMOYE, que nous sommes aussi allés admirer. 

 

Un petit tour au théâtre Sébastopol de Lille pour voir Monsieur carnaval, un soir30C de novembre 1975 et un  éblouissant spectacle (Hollyday on Ice) que L’Harmonie avait offert à ses membres en octobre 1978 vous indiqueront qu’à l’Harmonie ça bouge vraiment mais, toujours en famille. À tel point que, surtout entre 1950 et 1960 lorsqu'était organisé un voyage à la Mer, c'était des convois de quatre ou cinq Cars qui emmenaient les Musiciens, leur famille et leurs amis vers nos plages du Nord. Ce n'est, bien sûr, plus pareil maintenant, notre vie a tellement évolué, mais ce qui n'a pas changé, c'est cet Esprit de famille qui règne toujours chez les Musiciens.

 

Si notre Société fonctionne bien, c'est peut-être parce qu'elle est bien organisée. Que chaque année, nous nous réunissons en Assemblée Générale, pour faire le point, tous ensemble, et décider de ce que nous réaliserons dans l’année. C'est d'ailleurs au cours d'une de ces Assemblées Générales, en 1965, que notre Président d’alors, Monsieur Martial LEFEBVRE, Maire de Courcelles, nous annonça que son Conseil Municipal avait décidé de récompenser chaque année, tous les Musiciens qui, par leur fidélité à la musique et leur assiduité, avaient été décorés de la Médaille d'Honneur Fédérale. Et depuis, cette récompense a été reconduite par les divers Conseils Municipaux, qui se sont succédé. 

 

Rappelons que depuis sa création, l’Harmonie a toujours été subventionnée par lesdits Conseils Municipaux et les Musiciens leur en sont très reconnaissants, car il est bien certain que sans cet apport indispensable, notre société n'aurait certes pu vivre bien longtemps. 

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Un dernier point encore et il est important, c'est l'attachement du Musicien à sa Sainte patronne (Sainte Cécile), aussi, ne manque-t-il jamais, chaque année, de la célébrer dignement. D'ailleurs, pour le faire, à Courcelles il s'y prend à deux fois. D'abord, cela commence par une « Soirée des vœux », le Samedi qui précède le 22 novembre. Ce soir-là, chaque dirigeant de l’Harmonie reçoit, de la part des Musiciens, leurs vœux de bonne fête pour continuer par une dégustation « monstre » de tartes et gâteaux, qui ont tous été confectionnés par les épouses et les mamans des Musiciens. Ce qui, une fois de plus, caractérise bien cet esprit familial de notre Société. Ensuite, c'est huit jours après, un dimanche que l’Harmonie va à l'église exécuter les meilleurs morceaux qu'elle a préparé pour sa messe de Saint Cécile. 

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Et, c'est le Banquet, un Banquet que depuis longtemps, les Musiciens ont voulu, aussi, très familial, puisque depuis 1966 ils ont décidé d'inviter leurs épouses à participer à ce Repas de Fête. Ce qu'elles n'ont d'ailleurs pas manqué d'accepter, ajoutant ainsi, à ces joyeuses agapes, une certaine « note » familiale, si chère aux Musiciens. Nous espérons qu’à travers cet historique nous avons réussi à vous faire connaître le passé de notre Harmonie.

 

Un passé qui nous permet de mieux nous projeter vers un avenir animé par la Musique, l’Amitié et le « vivre ensemble ».                                

 

C’est là notre Espérance.

 

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